Le personnel est politique.Le clinique est systémique.
Le travail social porte ces deux dimensions. La supervision peut nous aider à rester en lien avec nos habiletés, nos valeurs et notre engagement envers le changement.
Découvrir la supervision clinique ↗Une pratique réflexive et responsable.
Mon approche intègre l’humilité culturelle et la justice sociale à la réflexion clinique, tout en portant attention à l’éthique, à la tenue de dossiers et aux responsabilités professionnelles.
Mon approche de la supervision s’est construite au contact de personnes enseignantes et de cadres de réflexion qui m’ont profondément marquée, notamment :
- Vikki Reynolds, Ph. D. (Supervision of Solidarity) : Un cadre qui place la résistance à l’oppression au centre, reconnaît les savoirs issus de l’expérience vécue et nous invite à voir la supervision comme un acte de soin collectif et de justice.
- Kai Cheng Thom (Embodied Conflict Coaching) : Une approche attentive au corps qui aide les personnes cliniciennes à rester présentes, ancrées et capables de se réguler face aux conflits, à l’inconfort et aux réalités complexes de ce travail.
- Clinical Supervision Handbook (CAMH) : Une ressource de référence qui nourrit mon engagement envers une supervision structurée, réflexive et éclairée par les données probantes.
- Maîtrise en travail social (Université de Victoria) : Un programme ancré dans la décolonisation et la résurgence autochtone, qui cherche à défaire les héritages coloniaux du travail social et à placer au centre la souveraineté et les systèmes de savoir des peuples autochtones.
Ensemble, ces influences me guident dans la création d’un espace de supervision où vous pouvez non seulement accumuler vos heures ou perfectionner vos compétences, mais aussi devenir la personne clinicienne et engagée dans la défense des droits que vous souhaitez être.
Une pratique éthique, un engagement vivant
Ma pratique repose sur les Normes d’exercice de l’Ordre des travailleurs sociaux et des techniciens en travail social de l’Ontario, et je travaille conformément à la Loi de 1998 sur le travail social et les techniques de travail social. La pratique éthique est un engagement vivant, qui nous demande de faire preuve d’humilité et de curiosité, et de reconnaître les rapports de pouvoir sous toutes leurs formes.
Les assises de mon travail
Je me demande comment notre travail a contribué à la surveillance, au contrôle et aux préjudices, et je privilégie la responsabilisation, la réparation et le soin communautaire plutôt que la punition. En supervision, les erreurs sont accueillies avec curiosité plutôt qu’avec honte.
J’examine comment la blanchité agit en nous, dans nos institutions et dans les relations cliniques. Cela implique de nommer les rapports de pouvoir et de remettre en question les normes qui maintiennent les hiérarchies raciales dans les soins.
Le genre, la race, la classe sociale, le handicap, la sexualité et le colonialisme façonnent ensemble les expériences des personnes. Je porte attention à ces systèmes de pouvoir qui se croisent afin que notre pratique clinique reconnaisse la personne dans sa globalité et évite les réponses toutes faites.
Les personnes sont les expertes de leur propre vie, qu’il s’agisse des personnes que nous accompagnons ou des personnes cliniciennes que je supervise. Je cherche à cheminer à vos côtés avec transparence, humilité et un partage du pouvoir, plutôt que de vous dicter la voie à suivre.
Ce travail peut être lourd. La supervision devrait offrir un espace pour se ressourcer autant que pour réfléchir, afin que vous repartiez davantage ancré·e, outillé·e et en lien avec les raisons qui vous ont amené·e à choisir ce travail.
L’anti-oppression se pratique chaque jour : observer, désapprendre et imaginer autrement. Je m’engage à faire ce travail à vos côtés.
Peu importe votre point de départ,
il y a une voie pour avancer.
Parlez-moi de votre équipe, de vos questions et des changements que vous souhaitez apporter.